L'amour, ce sentiment indéfini,
Accablant coeur et esprit,
Ne peut être qu'ironie...
Combien est pénible la vie,
Quand on croit aux mirages
Tel un pauvre assoiffé
Dans le désert égaré,
Quand on croit au paradis
Qui offre ses beaux fruits,
Son miel et ses parfums exquis...
Vivre en porteur de fardeau
Des émotions d'autrui,
Un brave garçon transformé
En garçon de course inoui
De la décence de caresser
Celle qui, toujours, le veut
Objet de ses désirs débridés...
Ce bel amour de nos rêves
Auquel s'échappe la raison
N'est que fatigue et contrainte
Humiliation accablante
Et de fausses sensations...
Or, je ne suis né
Que pour jouir de mes libertés...
Suis-je extrémiste ?
Suis-je pessimiste ?
Je ne sais, mais je sais bien
Que l'amour sans raison
N'est que simple illusion.